« Politique transport : la direction d’ALFI manque singulièrement de classe ! »

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 C’est de manière unilatérale et sans discussion préalable que la direction d’ALFI a annoncé, le 3 juillet dernier, une modification de la politique de transport pour les salariés d’ALFI.

Ainsi, dès la rentrée de septembre, les voyages en train en première classe ne seront plus autorisés sauf acceptation expresse du comité de direction.

Les prétextes ne manquent pas : la sécurité (on se demande bien en quoi le fait de prendre un billet en seconde classe contribue à la sécurité ! De qui ? de quoi ?), l’écologie (elle a bon dos !), l’aspect économique (là, on voit assez bien).

La CFE-CGC déplore tant la manière de faire de la direction que la décision elle-même qui est illégale puisqu’inscrite dans la convention collective de l’industrie chimique. Ainsi, dans l’article 12.1 page 8 de la convention collective de l‘industrie chimique, avenant n°3, il est expressément mentionné : « les déplacements par chemin de fer seront assurés en première classe le jour, en première classe ou couchette la nuit ». que les cadres voyagent en première classe. Nombre de salariés Air Liquide voyagent aujourd’hui en première classe. Le confort et l’équipement, supérieurs à ceux que l’on trouve en seconde classe, permettent tant de se reposer – ce qui n’est pas un luxe lorsque les déplacements sont nombreux – que de travailler. Par ailleurs, la différence de prix est mineure.

Rendre cette mesure dérogatoire est illégale et la CFE-CGC n’hésitera pas à porter ce cas devant les tribunaux compétents si la direction d’ALFI s’obstine. Une tache de plus dans les relations sociales. Mais quand on manque de classe, on manque de classe !