Un seul comité social et économique pour ALSA

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Un ou plusieurs ?

Un ou plusieurs comités sociaux et économiques (CSE) pour la filiale Air Liquide SA ? C’est la question que la CFE-CGC s’est posée lorsqu’elle est entrée en négociation avec la direction. Ce, dans le cadre des élections professionnelles à venir en juin et sur fond d’ordonnances Macron qui réforment en profondeur le code du Travail, qu’on soit d’accord ou non.

Au « oui » et au « non » de principe qui figent les négociateurs dans des postures d’un autre temps, nous, CFE-CGC, avons analysé tout ce qui était proposé par la direction et notamment les changements engendrés par la mise en place d’un seul CSE. Ce travail de défrichage nous a permis d’identifier ce qui ne nous semblait pas être favorable aux salariés d’ALSA et de poser clairement les limites de ce qui était envisageable en en faisant une condition sine qua non de la signature de l’accord de mise en place du CSE.

La direction d’ALSA étant revenue sur une partie de ces propositions, nous avons fait le choix de signer l’accord.

Ainsi, il n’y aura plus qu’un seul comité social et économique (composé de 19 titulaires au lieu de 17 bénéficiant de 27 heures de délégation par mois contre 24, pour mener à bien leurs missions) pour les établissements qui constituent la filiale ALSA. En revanche et afin d’assurer une proximité avec ce qu’il se passe sur le terrain, des commissions seront présentes dans chaque établissement.

La santé et la sécurité des salariés n’étant pas négociables, quatre commissions Santé, sécurité et conditions de travail (CSST) – renouveau des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail avant les ordonnances – seront créées et présentes, et ce quel que soit l’effectif, sur les sites de Paris Quai d’Orsay, Paris Saclay, Paris-Bastille et La Défense.

À ces commissions CSST, s’ajoutent la commission RIC (réclamations individuelles et collectives) et ASC (activités sociales et culturelles) dont le rôle sera à la fois de porter à la connaissance de la direction les réclamations des salariés et de gérer les activités sociales et culturelles, ainsi que la commission Formation.

La commission « économique et égalité professionnelle » sera, quant à elle, unique et agira au niveau de la filiale.

Si la CFE-CGC n’a pas obtenu tout ce qu’elle aurait souhaité (notamment en ce qui concerne les suppléants), elle veut aller de l’avant et refuse de reconduire à l’identique un mode de fonctionnement qui a montré ses limites à bien des égards.

Le monde change, le monde bouge. Bougeons avec lui sous peine de nous scléroser dans des schémas d’arrière-garde.

Techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres, pour vous représenter, adhérez et votez pour la CFE-CGC !